J. Banks et al., Institute for Fiscal Studies, London, IFS working Papers W10/02, 30 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article cherche à déterminer s’il existe des preuves empiriques d’un lien entre le recours aux retraites anticipées et le chômage des jeunes. La plupart des économistes aujourd’hui rejeteraient immédiatement cette idée comme une manifestation du sophisme de la « masse fixe de travail ». Dans sa forme classique, cette proposition soutient qu’il existe une offre fixe d’emplois et que chaque réduction de l’offre de main-d’œuvre entraîne une réduction du chômage en transférant les emplois vers ceux qui en cherchent. Prise dans sa forme, cette idée consiste à penser qu’un haut niveau de chômage au sein d’un groupe ne peut exister qu’aux dépens d’un autre groupe : si, par exemple, la population d’un pays augmentait, les travailleurs plus jeunes se retrouvaient au chômage puisque les travailleurs plus âgées ne laisseraient pas suffisamment d’emplois libres pour les nouveaux arrivants sur le marché. L’absurdité de cette vision des choses à long terme apparaît lorsqu’on prend en considération le fait que la taille d’un pays n’a aucun lien avec la part de sa population qui est en chômage. »
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