Traduction d’un extrait de l’introduction :
« Dévoilant la semaine dernière le manifeste de son parti pour l’élection général 2010, David Cameron, le leader du Parti conservateur, a présenté son idée d’une « grande société ». Ce que Cameron présente comme une approche conservatrice moderne est délibérément utilisé pour marquer une distance avec les mantras de l’individualisme thatchérien et mettre l’accent sur la capacité des communautés locales à se prendre en main et à administrer des services clés comme les écoles, les hôpitaux et les forces de police avec une interférence minimale de l’État. Le manifeste définit la « grande société » comme « une société où les forces déterminantes du progrès sont la responsabilité sociale plutôt que le contrôle de l’État ». »
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Le Royaume-Uni à l’heure des choix incertains
Laurent Bouvet, Fondation Jean-Jaurès, 6 pages.
« Il y a quelques mois encore, le retour des conservateurs au pouvoir à l’occasion des élections générales qui auront lieu le 6 mai 2010 ne faisait de doute pour personne au Royaume-Uni. Les travaillistes au pouvoir depuis 1997 étaient épuisés et le Premier ministre Gordon Brown au plus bas dans les enquêtes de popularité. Les observateurs les plus sérieux annonçaient même « La fin du parti », révélant notamment les insuffisances, les tergiversations et le mauvais caractère du successeur de Tony Blair. A Downing Street, chacun préparait ses cartons et pensait à la suite. La question la plus courante était : « Que vas-tu faire après ? ». Aujourd’hui, même si à quelques jours du scrutin rien n’est encore joué, Gordon Brown semble bien parti pour rester Premier ministre. Si c’est le cas, il n’aura pas pour autant les mains libres car les conditions de son éventuelle « victoire » seront non seulement inédites mais potentiellement lourdes de dangers pour lui à court terme. »
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La fin des années Blair-Brown
Antoine Colombani et Nicolas Delalande
« Quelle qu’en soit l’issue finale, les élections britanniques du 6 mai 2010 marqueront sans aucun doute la fin d’un cycle politique. Après treize années passées au pouvoir, les travaillistes connaissent une usure politique et intellectuelle qui les place en situation défavorable auprès des électeurs. Sur fond d’une crise économique sans précédent et d’un affaiblissement de la légitimité du personnel politique, les trois grands partis tentent chacun à leur manière d’incarner le changement que souhaitent les Britanniques. Tous trois restent pourtant les héritiers de la synthèse politique originale forgée par le New Labour. La Vie des Idées propose un tour d’horizon de cet héritage et de ses enjeux, de la question du modèle économique de la Grande-Bretagne à celle de l’efficacité de son système social. »
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Pourquoi le New Labour a besoin d’idées neuves
Patrick Diamond and Roger Liddle, La vie des idées.
« Le New Labour de Gordon Brown a-t-il encore un projet politique pour la Grande-Bretagne ? Après treize années d’exercice du pouvoir, l’essouflement idéologique des travaillistes n’est guère surprenant. Patrick Diamond et Roger Liddle, membres du think tank Policy Network, invitent les sociaux-démocrates à redéfinir le rôle de l’État. »
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