Werner Perger, FES-Paris, 6 pages.
« La social-démocratie peut tirer de multiples enseignements de la crise qu’elle traverse. On y trouve des éléments communs et des spécificités nationales. Les partis agissent et évoluent dans des environnements globalement identiques. Tous, ceux – nombreux – qui perdent des élections comme ceux – plus rares – qui les gagnent, sont touchés par les dysfonctionnements dramatiques du système financier international, par leurs conséquences sur l’économie de la planète et sur le commerce mondial, sur les marchés nationaux de l’emploi, par les bouleversements politiques survenus depuis la fin du conflit Est-Ouest, par les menaces que fait peser sur la paix le terrorisme international, par la confrontation entre les démocraties occidentales et les fanatismes religieux totalitaires, et par l’apparition de nouveaux problèmes communs à toutes les régions du monde (le changement climatique, la faim, les épidémies). Dans la crise actuelle du capitalisme, les partis démocratiques les plus malmenés dans les élections sont précisément ceux qui ont le plus vigoureusement mis en garde contre les errements du système financier et qui ont le plus contribué à endiguer les conséquences de la crise ; c’est ce que les politologues américains appellent le « paradoxe européen ». »
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