La Stratégie européenne pour l’emploi n’appelle pas spécifiquement à une réduction du temps de travail. Elle pousse cependant les pays membres à rendre le temps de travail plus flexible, à la fois pour des raisons de productivité, d’adaptation, et d’intégration des femmes sur le marché du travail.
Le bilan 2002 de la Commission européenne sur cinq ans de Stratégie de l’emploi note en particulier les progrès de l’annualisation du temps de travail, qui réduit les heures supplémentaires.
Il souligne que les aménagements du temps de travail sont de moins en moins considérés comme un moyen de redistribuer le travail et d’accroître le nombre d’emplois disponibles, mais plutôt comme un moyen d’accroître ’adaptabilité à l’activité économique et donc la pérennité de l’emploi à long terme. Si la création nette d’emplois dans certains pays est en partie due à l’augmentation des formes de travail flexibles (à durée déterminée, temporaire et à temps partiel), les enquêtes révèlent que 28% seulement des travailleurs sous contrat à durée déterminée ont déclaré avoir opté volontairement pour ce statut, contre 72% pour les personnes sous contrat de travail à temps partiel.
L’Union européenne a cependant émis en 1993 une directive visant à fixer une limite de 48 heures semaines au temps de travail et un congé annuel payé de 4 semaines, moyennant un certain nombre d’exceptions. En 2005, cette directive a été révisée par le Parlement Européen qui a, entre autres, supprimé, malgré le fort lobbying britannique, l’opt-out permettant de travailler plus de 48 heures.