Accès à l’emploi : le désavantage des femmes
Estimating gender differences in access to jobs : Females trapped at the bottom of the ladder
L. Gobillon, D. Meurs et S. Roux, Paris-Jourdan Sciences économiques, Paris, Working paper, n° 2009-36, 56 pages.
« Dans cet article, nous proposons un modèle d’affectation des emplois permettant une différence entre les sexes dans l’accès aux emplois. Les hommes et les femmes compétitionnent pour les mêmes emplois et recherchent principalement ceux qui sont les mieux payés. Une relation structurelle du modèle peut être utilisée pour retrouver empiriquement le ratio de probabilité que des hommes ou des femmes obtiennent un emploi donné. Comme ce ratio peut varier en fonction de la place des emplois dans la distribution salariale, les obstacles à l’accès des femmes aux emplois mieux payés peuvent être détectés et quantifiés. Nous calculons la probabilité d’obtenir un emploi de direction à temps plein pour les hommes et les femmes âgés entre 40 et 45 dans le secteur privé. Ces calculs reposent sur un ensemble exhaustif de données administratives françaises sur la masse salariale. Nos calculs montrent que l’accès pour toutes les positions est plus faible pour les femmes que pour les hommes. Qui plus est, l’accès des femmes diminue lorsqu’augmente la position des emplois dans la distribution des salaires, ce qui est compatible avec le fait que les femmes font face à des obstacles plus importants dans l’accès aux emplois fortement rémunérés que dans l’accès aux emplois faiblement rémunérés. Au pied de la distribution salariale, la probabilité qu’une femme obtienne un emploi est de 12% plus faible que celle qu’un homme l’obtienne. La différence est beaucoup plus grande au sommet de la distribution où elle est atteint 50%. »
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Caught in the trap ? The disincentive effect of social assistance
O. Bargain and K. Doorley, Institute for the Study of Labor, Bonn, IZA discussion paper, n° 4291, 34 pages.
Traduction du résumé :
« Alors que les incitatifs financiers ont généralement un effet important sur l’offre de travail des femmes mariées et des mères monoparentales, on sait peu de choses de l’élasticité de la participation des célibataires sans enfant, et plus particulièrement des hommes sans enfant. Il est néanmoins important de la connaître, surtout dans des pays comme la France et l’Allemagne où les célibataires forment le cœur des prestataires de l’aide sociale. Pour l’instant, il n’y a pas de preuve concluante de l’existence ou de l’ampleur de l’impact sur ce groupe des désincitatifs financiers découlant des généreux programmes de redistribution en place dans ces pays. Dans cet article, nous tirons profit d’une caractéristique particulière de la principale mesure d’aide sociale en France (le Revenu minimum d’insertion, RMI), à savoir le fait que les adultes sans enfant de moins de 25 ans n’y sont pas éligibles. En utilisant l’approche de la discontinuité de la régression et des données du micro-recensement français, nous montrons que le RMI réduit l’emploi des hommes célibataires sans formation de 7 à 10%. Nous en tirons des conclusions importantes en matière de politiques. »
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Low-Wage Employment versus Unemployment : Which One Provides Better Prospects for Women ?
Alexander Mosthaf, Thorsten Schank et Claus Schnabel, IZA DP No. 4611, 28 pages.
Traduction du résumé :
« Cette étude analyse la dépendance à l’État dans les emplois à faible revenu des femmes d’Allemagne de l’Ouest en utilisant les données du German Socio-Economic Panel, 2000-2006. […] nous montrons que le fait d’avoir un emploi à faible revenu accroît la probabilité de conserver un faible revenu et décroît les chances d’obtenir un revenu supérieur dans le futur, en particulier lorsqu’il s’agit des femmes à faible revenu travaillant à temps partiel. Les femmes à faible revenu sont cependant dans une meilleure position que les femmes sans emploi ou inactives pour ce qui des perspectives salariales futures. Nous soutenons que, pour les femmes, les emplois faiblement rémunérés peuvent servir de porte de sortie du chômage et sont préférables au chômage ou à l’attente d’un meilleur emploi. »
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Does Self-Employment Increase the Economic Well-Being of Low-Skilled Workers ?
Magnus Lofstrom, IZA DP No. 4539, 49 pages.
Traduction du résumé :
« Les travailleurs peu qualifiés ne sont pas avantagés dans l’économie actuelle, axée sur la qualification, et les portes qui leur sont ouvertes sont de moins en moins nombreuses. Comme les individus appartenant à ce segment de la main-d’œuvre sont davantage susceptibles d’avoir de mauvaises expériences sur le marché du travail et, dès lors, d’imposer de plus grandes dépenses au trésor public, il est particulièrement important de chercher et d’évaluer leurs options sur le marché du travail. Cet article, basé sur des données du Survey of Income and Program Participation, offre une analyse détaillée des rendements économiques découlant de la possession d’entreprises par les travailleurs peu qualifiés. Il examine si le travail autonome est une option pour les individus faiblement qualifiés que les décideurs devraient promouvoir. L’analyse révèle des différences substantielles dans le rôle que joue le travail autonome chez les travailleurs peu qualifiés selon le sexe et le lieu de naissance. Les femmes et les immigrants ont une importance particulière, à la fois pour ce qui est des tendances et de l’action politique. Nous montrons que, bien que les rendements du travail autonome sont relativement élevés pour les hommes, l’occupation d’un emploi est considérablement plus payante pour la plupart des femmes. Ces résultats soulèvent la question à savoir pourquoi les femmes faiblement qualifiées deviennent travailleuses autonomes. Nos données sur les entreprises en démarrage sont compatibles, sans être concluantes, avec le fait que les femmes qui deviennent travailleuses autonomes sont motivées par l’absence de services de garde abordables et l’absence d’options sur le marché du travail. On ne trouve pas de preuve qu’il existe des contraintes équivalentes chez les femmes immigrantes. »
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