René Böheim et Martina Zweimüller, IZA DP No. 4492, 25 pages.
Traduction du résumé :
« La décision d’une entreprise de recourir aux employés d’un agence d’interim peut être perçue comme une façon de remplacer des employés qu’elle embaucherait directement ou de réduire le pouvoir des syndicats. Les syndicats s’y opposeraient donc. D’un autre point de vue, les syndicats pourraient encourager l’embauche temporaire d’employés d’agences d’interim, s’ils parvenaient à négocier de meilleurs salaires pour leurs membres. Nous évaluons la relation entre l’embauche de travailleurs d’agence et l’activité des syndicats en milieu de travail, en particulier, le type de conventions collectives. Nous utilisons les données britanniques du Workplace Employment Relations Surveys (WERS) de 1998 à 2004. L’association empirique entre l’embauche de travailleurs d’agence et la force des syndicats est faible, mais positive. Qui plus est, les milieux de travail avec des conventions collectives ont des salaires plus bas en présence de travailleurs intérimaires, ce qui laisse penser qu’ils sont embauchés contre les syndicats. »
Télécharger le document PDF 283.4 ko
What Do Unions Do to Temporary Employment ?
Andrea Salvatori, IZA DP No. 4554, 39 pages.
Traduction du résumé :
« Dans l’UE, un employé sur sept dispose d’un contrat temporaire associé à un salaire et à une formation moindre. En utilisant des données sur les milieux de travail provenant de 21 pays, je montre que, à la différence de ce qui a été observé aux États-Unis, les milieux de travail syndiqués sont plus susceptibles d’utiliser des employés temporaires en Europe. Pour tenir compte de l’endogénéité des syndicats, j’utilise ensuite un ensemble de données britanniques où j’exploite les variations dans le temps et les professions de façon à contrôler l’hétérogénéité inorbservée des milieux de travail. Je confirme que les syndicats contribue à créer une dualité de contrat sur le marché du travail et donc ne limite pas la capacité des entreprises à adapter l’emploi à l’aide de contrats flexibles. »
Télécharger le document PDF 201 ko
Atypical Work : Who Gets It, and Where Does It Lead ? Some U.S. Evidence Using the NLSY79
John T. Addison, Chad Cotti et Christopher J. Surfield, IZA DP No. 4444, 26 pages.
Traduction du résumé :
« Le travail atypique est critiqué depuis longtemps comme étant plus précaire et moins bien payé que le travail régulier à durée indéterminée. Dans un article important, Booth et al. (2002) furent parmi les premier à reconnaître que, malgré leurs défauts potentiels, les emplois atypiques servaient aussi de tremplin vers l’emploi permanent. Cette découverte s’est avérée visionnaire et a reçu un appui de plus en plus grand en Europe. Dans cette note, nous offrons une analyse parallèle à Booth et al. pour les États-Unis – qui présentent une sorte chaînon manquant dans la littérature empirique actuelle – et nous n’obtenons pas de résultats différents pour la catégorie des travailleurs temporaires à ceux qu’ils ont obtenu dans le cas des travailleurs à contrat à durée déterminée. »
Télécharger le document PDF 394.1 ko