« En 2020, un tiers des personnes en emploi en 2005 aura définitivement quitté le marché du travail. Issus des générations du baby-boom, les seniors, âgés de 50 à 64 ans, sont chaque année de plus en plus nombreux à se retirer définitivement du marché du travail, et cela jusqu’en 2020. Ils représentent à eux seuls plus d’un quart de la population en âge de travailler en 2005. Leur taux d’emploi baisse fortement et régulièrement dès 55 ans. Les régions où le poids démographique des seniors est le plus élevé seront les plus concernées. Mais les taux d’emploi des 50-64 ans et l’importance des quadragénaires sur le marché du travail jouent également sur les départs à la retraite dans chaque région, atténuant l’impact du poids démographique des seniors. Partout en France métropolitaine, ces départs seront importants dans les secteurs de l’éducation, la santé et l’action sociale et de l’administration. »
Télécharger le document PDF 612.4 ko
Retraite des mères de famille : après l’alerte, une solution à l’allemande
Laurène Fauconnier, Métis. Correspondances européennes du travail
« Quand l’égalité homme femme se fait au détriment des femmes. Tenants et aboutissants d’une remise en cause des avantages retraite des salariées mères de famille. Une solution à l’allemande se dessine. »
Consulter en ligne
Carrières incomplètes et retraites
Karine Briard, Cindy Duc, Najat El Mekkaoui de Freitas, Bérangère Legendre et Sabine Mage, Centre d’études de l’emploi, 4 pages.
« Le système de retraite français repose sur la « contributivité » : une cotisation obligatoire, proportionnelle aux salaires, donne droit à des prestations-vieillesse. Dans le secteur privé, les salariés doivent cotiser au régime général de la Sécurité sociale, la Cnav, et être affiliés à des régimes complémentaires : les principaux paramètres et modalités de calcul en sont présentés ici. Mais qu’en est-il lorsque la carrière des assurés est interrompue par le chômage, l’inactivité ou le travail à temps partiel ? Quel est l’impact de ces « aléas » sur le montant de la pension servie ? Les régimes de retraite ont mis en place des dispositifs permettant aux salariés d’acquérir des droits sans contrepartie contributive et de compenser en partie les pertes liées à ces aléas. Ils ne prennent pas en compte certaines situations, tels le chômage de longue durée ou les périodes durant lesquelles les individus bénéficient du RMI. La méthodologie des cas-types est utilisée pour illustrer les conséquences des règles de calcul sur le montant des pensions servies. »
Télécharger le document PDF 171.4 ko
Le modèle suédois des retraites : Le cheval de Troie de la patrimonialisation
Y. Le Lann, Institut européen du Salariat, Paris, Les notes de l’IES, n° 6, 4 pages.
« Le débat qui va s’ouvrir à nouveau en France en 2010 sur la réforme des retraites va s’appuyer largement sur le modèle suédois promu par l’Union Européenne. Il repose sur l’attribution à chaque salarié d’un compte notionnel qui additionne en les indexant chaque année toutes ses cotisations, et qui sera divisé par son espérance de vie au moment de sa liquidation pour obtenir le montant de la pension annuelle. Comme il s’agit d’un système en répartition, les projets de son importation en France sont présentés comme une « défense de la répartition ». C’est une illusion. La popularité du système public de pension suédois parmi les promoteurs de la réforme du système français vient de ce qu’il inscrit la répartition dans une logique de capitalisation. C’est ce que montre l’analyse de sa traduction comptable actuelle et de son usage dans le débat auquel donne lieu le projet de l’ONU d’une révision des règles de la comptabilité nationale. Cette révision comptabilisera les régimes en répartition non plus comme des « transferts sociaux » mais comme des actifs des ménages et des dettes des régimes. C’est la nouvelle étape d’une longue entreprise de remplacement dans les régimes en répartition du salaire socialisé par un revenu différé garanti. »
Télécharger le document PDF 321.1 ko
United Kingdom : Government brings forward review of default retirement age
Observatoire européen des relations industrielles
Traduction du résumé :
« Au Royaume-Uni, l’âge de la retraite est fixé par défaut à 65 ans. Différents groupes ont cherché à montrer les avantages et les inconvénients de cette limite. Il permet aux entreprises et aux individus de mieux planifier leur retrait du marché du travail. Cependant, le fait d’obliger les travailleurs à prendre leur retraite semble en contradiction avec le principe de non-discrimination et prive l’économie des compétences des travailleurs âgés. Le gouvernement avait affirmé vouloir réexaminer l’âge de la retraite en 2011, mais il a choisi de devancer le processus à 2010. »
Consulter en ligne