La Documentation française, Paris, 270 pages.
« L’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) a été créé par la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003. Son objectif est de "mesurer l’évolution des inégalités sociales et des écarts de développement dans chacune des zones urbaines sensibles [...], de mesurer les moyens spécifiques mis en oeuvre et d’en évaluer les effets par rapport aux objectifs [de la loi du 1er août 2003]". Dans son rapport annuel, l’Observatoire commente les indicateurs prévus par la loi (emploi, entreprises, revenus des habitants, habitat, équipements, santé, établissements et réussite scolaires, sécurité et tranquillité publiques). Il fait également le point sur la mise en oeuvre du contrat d’autonomie, inscrit dans la "Dynamique Espoir Banlieues", ainsi que sur la dotation de solidarité urbaine (DSU), A noter que 824 communes métropolitaines sont éligibles à la DSU en 2009, dont 405 abritent des zones urbaines sensibles et 126 une zone franche urbaine (ZFU). »
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Habiter en ZUS et être immigré : un double risque sur le marché du travail
M. Okba, Dares, Paris, Premières synthèses, n° 48.1, 10 pages.
« Moins souvent en emploi et davantage touchées par le chômage, les personnes résidant en zones urbaines sensibles (ZUS) sont souvent confrontées à d’importantes difficultés d’insertion sur le marché du travail. Au milieu des années 2000, près de 19 % des actifs en ZUS étaient au chômage, contre 8 % environ des actifs hors ZUS. Au sein de ces zones, les personnes immigrées sont particulièrement vulnérables : environ 24 % des actifs immigrés étaient au chômage au milieu des années 2000. Les personnes habitant en ZUS ont en moyenne des niveaux de diplôme inférieurs aux autres et appartiennent à des catégories socioprofessionnelles plus exposées aux difficultés d’insertion. Mais ce ne sont pas les seules explications de leurs plus grandes difficultés : à niveaux de diplôme équivalents, les personnes résidant en ZUS sont moins protégées contre le risque de chômage et le fait d’être immigré augmente dans tous les cas ce risque dans des proportions importantes. »
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Seeking Similarity : How Immigrants and Natives Manage at the Labor Market
Olof Aslund, Lena Hensvik et Oskar Nordström Skans, IZA DP No. 4640, 43 pages.
Traduction du résumé :
« Nous montrons que les gérants immigrants sont considérablement plus susceptibles d’engager des immigrants que les gérants natifs. L’effet demeure lorsqu’on compare des établissements du même secteur et de la même région, lorsqu’on compare des établissements différents au sein d’une même entreprise, lorsqu’on analyse des établissements changeant d’administrateurs, de même que lorsqu’on analyse les tendances en matière d’embauche au sein des entreprises. Les effets sont plus forts dans les petits établissements à but lucratif gérés par leurs propriétaires. Les cessations d’emploi sont plus fréquentes lorsque les gérants et les employés sont d’origine différentes, mais seulement avant que les travailleurs ne soient protégés par les lois sur la protection de l’emploi. Nous montrons également que les gérants natifs ne sont pas biaisés lorsqu’il s’agit de recruter d’anciens collègues, ce qui laisse penser que les problèmes d’information sont importants. Nous ne trouvons pas d’effet sur les salaires à l’embauche. Nos conclusions laissent penser que la faible représentation des immigrants chez les gérants contribue aux désavantages que connaissent les travailleurs immigrants sur le marché du travail. »
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