Parti socialiste : après le désespoir
Primaires à gauche : dernière solution avant le désespoir ?
Laurent Bouvet, Telos
Extrait :
« Au Parti socialiste, à peine a-t-on remisé les drapeaux européens pour 2014 que l’échauffement pour la présidentielle a déjà repris. Au programme : " les primaires " ou comment être sûr de désigner le bon candidat (ou la bonne candidate...) pour gagner en 2012. Barack Obama ne le sait pas, mais il est pour beaucoup dans le retour du débat sur les primaires. Ce débat récurrent chez les socialistes français avait déjà fait rage en 2006 après les primaires de la gauche italienne et au moment de désigner le candidat pour la présidentielle de 2007. Avec l’élection d’Obama, c’est un peu comme si les socialistes français avaient redécouvert l’Amérique. »
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PS : la rénovation improbable ?
Gérard Grunberg, Telos
Extrait :
« À chaque défaite de leur parti, les socialistes entonnent l’air de la rénovation sans réaliser que cette incantation régulièrement prononcée ne débouche presque jamais sur quelque chose, et, du coup, sans se demander pourquoi il en est ainsi. Pour une fois, semble-t-il, l’une des propositions avancées semble-t-il dans les cercles dirigeants du parti, à savoir la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle au moyen d’une élection primaire ouverte à tous les sympathisants, peut éviter que l’appel à la rénovation, au lieu de ne voir de solution que dans le cercle étroit du parti lui-même, ne se traduise par une ouverture du parti sur la société. »
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Le dilemme électoral du Parti socialiste
Gérard Grunberg, Telos
Extrait :
« En 1986, deux politologues américains ont publié un livre remarquable intitulé Paper Stones. A History of Electoral Socialism, dans lequel ils développaient l’idée que le socialisme européen est confronté à un dilemme électoral structurel et sans doute insoluble : la nécessité d’attirer les électeurs des nouvelles classes moyennes salariées, de plus en plus nombreux, sans perdre l’appui décisif des classes populaires. Ce dilemme, qui l’oblige à pratiquer un grand écart permanent, qu’il s’agisse de son idéologie ou de ses propositions, risque de lui faire perdre son ancrage populaire sans fixer pour autant les classes moyennes, les premières étant surtout attachées à la protection collective et au travail productif tandis que les secondes le sont surtout aux valeurs individualistes du libéralisme culturel et aux valeurs anti-productivistes de la protection de l’environnement. La fragilité électorale particulière du Parti socialiste français l’expose en permanence à souffrir, plus qu’un autre, de la difficulté à résoudre ce dilemme électoral. »
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PS : une chance d’en sortir ?
Gérard Grunberg, Telos
Extrait :
« Ce qui frappe le plus dans l’avalanche de critiques qui s’abat actuellement sur la direction du Parti socialiste, c’est que la grande majorité d’entre elles proviennent des rangs du PS lui-même. Les socialistes ont perdu confiance dans leur propre parti et ils estiment que celui-ci ne peut plus être le cadre approprié pour leurs débats internes. L’autorité de la Première secrétaire est largement entamée. Au point où en est ce parti, aucun replâtrage ne suffira pour faire repartir la machine. Pour reconstruire à la fois une autorité interne et une envie de vivre ensemble, la direction du parti n’a que deux solutions : organiser rapidement un congrès extraordinaire pour adopter une ligne politique et choisir un(e) Premier(e) secrétaire dans des conditions qui lui redonnent une légitimité interne, ou débattre dès maintenant de la question des modalités de désignation du candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle. »
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Discours de Lorient
François Hollande, Fondation Jean Jaurès, 10 pages.
Extrait :
« La vie nous bouscule. Les temps sont devenus difficiles. La droite domine l’Europe, en France elle est installée jusqu’en 2012. Cela fera 10 ans. La gauche peine à trouver la formule qui lui ferait retrouver la confiance des peuples, au moment même où partout le capitalisme est dans la tourmente et le libéralisme dans l’échec. »
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A gauche, besoin d’optimisme !
Manuel Valls, Fondation Jean Jaurès
Extrait du Discours au Théâtre Michel :
« Le recul massif de la gauche lors du scrutin du 7 juin a révélé, comme nul autre, la gravité de la crise traversée par la social-démocratie en Europe. Alors que les règles du capitalisme sont partout remises en cause par la récession mondiale, que la crise a disqualifié le modèle néo-libéral, la gauche n’a pas su convaincre qu’elle pouvait refonder notre système sur des bases plus saines. Par delà les explications nationales et les raisons conjoncturelles, ce cinglant désaveu sanctionne la confusion dans laquelle se trouve la gauche. »
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